Page 3 - Rapport d'activité INJS 2024
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EDITO




       Le  dernier  trimestre  2023  a  réuni  toutes  les  conditions  à  l’œuvre  de  doutes,  de  questionnements  et
       d’inquiétudes  sur  le  devenir  de  l’INJS  de  Bordeaux :  annonce  de  Madame  la  ministre,  Fadila  Khattabi,
       auprès  des  directeurs  des  INJAS  sur  une  réforme  à  venir  (et  à  cette  heure,  toujours  à  venir)  de
       transformation des cinq instituts nationaux, une fin de négociation CTPOM qui s’enlise et qui n’aboutit pas
       à une signature pourtant programmée en décembre 2023, un report en conséquence de l’élaboration du
       projet d’établissement, et un budget initial 2024 qui augure des mesures de rigueur pour limiter le déficit.
       A cela, se rajoutent des incertitudes sur le niveau d’activité compte-tenu d’un paysage médico-social qui
       se modifie et se réinvente face notamment à la poursuite du développement du dispositif PEJS conduit
       par l’Éducation nationale.

       Je loue ici les professionnels de l’INJS de Bordeaux qui ne se sont pas laissés prendre à la tentation des
       moments suspendus à l’œuvre des passivités et de l’inaction, qui ont fait fi des contingences et, au-delà
       de ce qui pouvait être ou ne pas être, ont su aller de l’avant. Ils ont apporté leur contribution à la réflexion
       concernant notre plan d’action et ont maintenu la qualité de l’accompagnement auprès de nos jeunes
       inscrits,  dont  ce  rapport  fait  état  et  donne  à  voir,  sans  exclure  les  agents  des  services  supports  et
       transverses qui rendent ces accompagnements possibles.

       Je remercie ici les parents qui ont pu apporter leur soutien et témoigner de leur confiance en l’institut,
       ainsi que nos partenaires par l’intermédiaire de la FISAF et du RFDSL au sein desquels les échanges sont
       riches de partage et d’enseignement.

       Cette fin d’année 2024, par la signature du CTPOM, sécurise l’institut sur les trajectoires qui seront les
       siennes sur les 5 années à venir et pose les jalons d’un projet d’établissement dont l’élaboration et la
       validation par le conseil d’administration se prévoient en 2025. Notre situation financière et budgétaire
       reste structurellement déficitaire mais nos efforts sur cette année ont payé avec un excédent sur la fin
       d’exercice, offrant un temps serein permettant des arbitrages raisonnés.
       Il serait bien sûr mensonger d’affirmer à cette heure la dissipation des craintes, doutes et inquiétudes
       mais je ne doute pas de la volonté et de la capacité des professionnels de l’INJS de Bordeaux à relever le
       gant et à porter tous ensemble les engagements qui sont désormais les nôtres.


                                                                                       Frédéric Brossier,
                                                                          Directeur de l’INJS de Bordeaux






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