Les outils d'accessibilité

INJS de
Bordeaux

Le château Laburthe

Le Château Laburthe, situé à Gradignan en Gironde, possède une histoire riche qui s’étend sur plusieurs siècles, même si l’édifice actuel est plus récent.

Étymologie et première demeure : Le nom de « Burthe » signifierait « marais » en gascon, désignant la nature marécageuse du domaine au Moyen-Âge. Les origines de la propriété remonteraient au XIIIè siècle.

Seigneurie de La Burthe : C’est sur ce domaine paroissial qu’une demeure seigneuriale fut bâtie par la famille de La Burthe au XIIIè siècle. Les membres de cette famille étaient notables, plusieurs ayant été conseillers du roi de Navarre et avocats au Parlement de Guyenne. Une porte à fronton brisé, datée du XIIIè siècle et intégrée dans le mur de l’une des dépendances est le dernier vestige du château des seigneurs de La Burthe.

Le domaine de La Burthe était constitué surtout de prairies, de bois et de quelques vignes, ayant une vocation avant tout d’élevage et d’exploitation forestière.

La seigneurie de La Burthe s’est éteinte avec la Révolution française. Le dernier propriétaire, Simon Benjamin Petit-Laburthe s’en dessaisit définitivement en 1802.

Le château a ensuite connu plusieurs propriétaires :

L’entrée du château se fait par une grille majestueuse au 25 cours du général de Gaulle à Gradignan.

Le château, peu connu du grand public, se dresse au bout d’une allée majestueuse de plus de 120 mètres, au sein d’un parc arboré d’environ 9 hectares.

Sur la façade est du château, face à l’actuel cours du général de Gaulle, une pendule a été intégrée dans la façade au niveau de la toiture. Elle porte l’inscription « Vulnerant omnes ultima necat » qui signifie « toutes blessent, la dernière tue ».

Inscrite sur le fronton de certaines horloges publiques anciennes ou cadrans solaires, cette formule moralisatrice fait partie des inscriptions célèbres sur ce type de monuments. Elle moralise sur le temps qui passe, la dernière heure pouvant arriver à tout moment.

Des murailles et des tours crénelées un peu prétentieuses ont, à la fin du XIXè siècle, été intégrées à l’architecture du château. Le temple de la danse date de cette même époque. Il s’agit d’un édifice rond avec des colonnes ioniques.

En 1951, le professeur Louis Ferdinand Villemin vend le château et sa propriété à l’État (par acte administratif du 13 août 1951). Cette acquisition avait pour but d’y construire l’Institut national des sourdes et muettes, aujourd’hui l’Institut national de jeunes sourds de Bordeaux, qui occupe encore le site.

Au fil du temps, le domaine a été réduit par des expropriations pour des aménagements urbains :

  • 1966 : Expropriation pour l’extension de l’Université.
  • 1970 : Construction du lotissement et de la résidence Eurofac en bordure de la rue Naudet.
  • 1978 : Expropriation pour l’autoroute de la rocade sud de Bordeaux.

Aujourd’hui encore, le château Laburthe reste un bâtiment remarquable.