La surdité

La surdité : un handicap de communication et d’accès à l’information

La surdité fait vivre aux personnes sourdes des problèmes de communication du fait de l’incapacité ou de la difficulté à percevoir la parole. La principale difficulté pour la personne sourde est de percevoir et de déchiffrer les messages délivrés par la parole.

La personne sourde développe des capacités compensatrices, par une perception visuelle.

3 types de surdité

 

La surdité de transmission

La surdité de transmission est liée à une déficience ou une atteinte du conduit auditif ou du tympan, au niveau de l’oreille externe, ou de la chaîne des osselets au niveau de l’oreille moyenne.

On repère ce type de surdité par un manque de compréhension des paroles des autres, par une tendance à chuchoter induite par l’impression de parler fort ou par une grande difficulté à entendre les sons graves.

 

La surdité de perception

La surdité de perception désigne toutes les formes de pertes auditives qui touchent l’oreille interne ou les voies nerveuses situées en arrière de la cochlée.

Ce type de surdité qui se situe au niveau de la transmission nerveuse des sons, touche la partie sensorielle de l’audition. Les messages sont alors mal analysés par l’oreille soit au niveau de l’oreille interne soit au niveau du nerf auditif ou encore au niveau du cortex cérébral.

On repère les surdités de perception par une difficulté à comprendre les paroles des autres, plus particulièrement dans les fréquences aiguës et par une tendance à parler fort.

 

La surdité mixte

Ce type de surdité combine surdité de transmission et surdité de perception. Fréquente, elle associe un obstacle à la transmission des sons, à une atteinte plus ou moins importante de l’oreille interne.

5 degrés de surdité

La perte moyenne est calculée en additionnant la perte de l’audition mesurée en audiométrie pour les fréquences 500, 1000, 2000 et 4000 Hz au moyen d’une tabelle de correction des db en %.

 

Surdité légère : perte de 20 à 40 DB (décibel) (40dB représente le volume sonore d’une conversation courante)

La parole normale est perçue sauf certains éléments phonétiques. La voix faible n’est pas correctement perçue.

 

Surdité moyenne : perte de 40 à 70D.

  • Du premier degré : perte de 40 à 55 dB,
  • Du deuxième degré : perte de 56 à 70 dB.

Entre 55 et 70 dB de perte, la personne perçoit la voix forte, sans comprendre les paroles : l’appareillage et la rééducation sont alors nécessaires.

La personne présente souvent des troubles du langage et de l’articulation importants : c’est la compréhension lacunaire.

 

Surdité sévère : perte de70 à 90DB

  • Du premier degré, perte de 71 à 80 dB
  • Du deuxième degré : perte de 81 à 90 dB.

Les personnes entendent la voix à forte intensité mais ne comprennent pas les paroles.

L’amplification des sons est insuffisante pour qu’il y ait élaboration spontanée de langage intelligible.

 

Surdité profonde : perte de 90à120DB (La personne n’a aucune perception de la voix et aucune idée de la parole).

 

Cophose : Perte de plus de 120 dB.

 

Quelques idées reçues sur la surdité

 

Une personne sourde appareillée entend comme nous ?

NON, l’appareil amplifie TOUS les sons (autant celui de la voix que les bruits parasites)

 

Lorsqu’une personne sourde porte un appareil, elle entend ?

NON, la personne sourde peut réagir à un bruit de voix, mais ne pas comprendre ce qui est dit.

Ne pas confondre entendre et comprendre

 

Lorsque la personne sourde lit sur les lèvres, elle comprend les mots ?

NON, seulement 30 à 35% de l’information est captée. Certains phonèmes sont invisibles sur les lèvres (K et R), d’autres sont identiques (B et P). De nombreux mots ont la même image labiale (gâteau/cadeau, menthe à l’eau/pantalon)

3 types d’appareillage

Il existe trois grandes familles d’appareils auditifs pouvant aider les malentendants dans la perception sonore. L’appareil auditif est généralement composé d’un microphone, d’un écouteur, d’un processeur ainsi que d’une batterie ou d’une pile. Les grandes familles d’appareils diffèrent notamment par leur fonctionnalité et les paramétrages de l’appareil.

 

APPAREILS AERIENS

Les contours d’oreilles : Ce modèle est le plus prisé par les malentendants. Il propose un grand nombre d’avantages pour les personnes touchées par un problème d’audition. Les contours d’oreilles sont réglables en puissance et s’adaptent donc à tous les niveaux de perte auditive. Leur taille les rend faciles à utiliser. Les piles peuvent tenir jusqu’à 10 à 15 jours notamment pour une utilisation de 12 heures par jour. L’esthétique est certainement le seul défaut de ce type d’appareils.

Les intra-auriculaires : Ce type d’appareil est la seconde forme d’aide auditive la plus utilisée par les malentendants. Le système consiste à placer une oreillette à l’intérieur du conduit auditif. Les intra-auriculaires sont très discrets et plus faciles à accepter psychologiquement. Ils s’adaptent aux personnes agiles dans leurs gestes recherchant une discrétion et une esthétique dans son appareil auditif. Toutefois, ils ont leurs limites, car ils ne sont pas faits pour les malentendants ayant un conduit auditif trop étroit, une surdité trop sévère ou de fortes sécrétions de cérumen. Ils ont besoin d’un entretien soigneux pour être fonctionnels. Leur manipulation est plus difficile.

Ces appareils aériens ont leur utilité dans les surdités de transmission.

 

APPAREILS A CONDUCTION OSSEUSE

Ce genre d’appareil auditif est spécialement conçu pour tous les malentendants souffrant d’une surdité mixte. Il reste également le premier pour les personnes ayant des malformations sévères au niveau de l’oreille externe ou moyenne. Grâce à ces appareils à conduction osseuse, le son est converti en signal vibratoire se propageant par les os du crâne à l’intérieur de l’oreille. Ces lunettes auditives à conduction ont la forme d’une paire de lunettes et restent très discrètes. La prothèse sera ainsi placée dans les branches, un vibrateur situé dans la crosse sur ces dernières s’appuyant sur l’os mastoïde notamment à l’arrière du pavillon, un système permet la transmission du son.

Ces vibrateurs peuvent également être maintenus au niveau de la mastoïde par des bandeaux ou des serre-têtes. Ils peuvent aussi être fixés.

 

L’IMPLANT COCHLEAIRE

Un implant cochléaire est un dispositif médical électronique destiné à restaurer l’audition de personnes atteintes d’une perte d’audition sévère à profonde et qui comprennent difficilement la parole à l’aide de prothèses auditives. Ce dispositif comprend deux parties principales, l’unité électronique implantée dans le rocher et le processeur vocal externe. Le processeur est maintenant couramment un appareil miniaturisé porté discrètement derrière l’oreille comme le montre l’image.

(1)  Les sons sont captés par un microphone et transformés en signaux électriques.
(2)  Ce signal est traité par le processeur vocal qui le convertit en impulsions électriques selon un codage spécial.
(3)  Ces impulsions sont envoyées à l’émetteur (ou antenne) qui les transmet au récepteur implanté à travers la peau intacte au moyen d’ondes radio.
(4)  Le récepteur produit une série d’impulsions électriques pour les électrodes placées dans la cochlée.
(5)  Les contacts de l’électrode stimulent directement les fibres nerveuses dans la cochlée sans utiliser les cellules ciliées endommagées.
Stimulé, le nerf auditif envoie des impulsions électriques jusqu’au cerveau où elles sont interprétées.

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